samedi 2 juillet 2011

Ma sélection de logiciels sous Linux


Aujourd'hui doit avoir lieu à l'université Bab-Ezzouar d'Alger la 3ème gnu/linux install party. C'est une excellente initiative qui doit être encouragée. À l'époque où j'étais parti, le nom Linux était quasiment inexistant en Algérie, et restait quelque chose d'obscur dans le reste du monde, accessible uniquement à une poignée d'élus maitrisant la ligne de commande et connaissant par coeur toutes les options de compilation du noyau. Je vous parle d'un temps où Mulholland Drive et Lilo et Stitch venait de sortir au cinéma, où le seigneur des anneaux en était au premier épisode, et où Las ketchup était le tube de l'été !!!

J'ai basculé petit à petit de Windows XP à Linux, mais j'avoue que les premiers temps ça a été particulièrement dur, notamment au niveau de la compatibilité du matériel. J'avais commencé avec une redhat, puis mandrake (devenu mandriva depuis), ensuite vint ubuntu 6.06 dapper drake, mais à la suite de problèmes avec la carte pcmcia (ça n'existe plus non ?), je suis passé un temps très court à knoppix, puis à puppylinux, avant de faire un petit tour par Debian (merci @taziden), avant de repasser à ubuntu 8.04 hardy heron. Depuis je suis resté sur ubuntu, car à l'époque c'était le plus simple à installer, le plus compatible avec mon ordi (hormis le wifi, où j'ai dû écrire des lignes obscures dans des fichiers config), et suis resté depuis sous ubuntu (actuellement la 10.10). Je risque bientôt de changer de distribution vu la direction que prend ubuntu et son unity !

Quoiqu'il en soit, je ne compte pas écrire un long texte sur le pouquoi de Linux et du libre, d'autre le font bien mieux que moi (si vous avez des beaux textes à suggérer, les commentaires sont là pour ça). Non ce que je veux, c'est montrer à ceux qui hésitent à franchir le pas qu'on peut vivre quotidiennement avec Linux pour faire tout plein de choses, en partageant mon expérience. Gardez à l'esprit qu'il y a plusieurs façon de faire, et que la mienne est adaptée à... moi (logique non).



Le point fort de Linux : l'installation par dépôts

Bien sûr qu'il y en a plusieurs, mais en y réfléchissant, je pense que le truc génial est le système d'installation des logiciels. Je me souviens que sur windows, je devais passer beaucoup de temps à charger les .exe sur tel ou tel site, et que beaucoup d'entre-eux étaient bien entendu bourrés de spyware et autre bots. Sous Linux, les logiciels sont (presque) tous listés dans des dépôts qui permettent des installations à l'aide d'une simple ligne de commande (ou de quelques cliques de souris). Et ça c'est juste magique comme expérience.

Internet


Une grande partie de ma vie tourne autour d'internet, pour des raisons personnelles et professionnelles. Je commence donc par la liste des logiciels indispensables :

  • Firefox : Commençons par l'outil que je lance en premier, LE NAVIGATEUR, best of the best, avec une liste d'extensions à rallonge. Il suffit de voir l'enthousiasme au sein de la communauté pour comprendre que ce projet et la fondation Mozilla sont une grande source d'inspiration pour le monde open-source.
  • Rtorrent : Peu connu en dehors de quelques initiés, rtorrent est un client bitorrent en ligne de commande, ce qui en fait certainement le client le plus léger que je connaisse. Il suffit de configurer 2 ou 3 trucs dans un fichiers texte, de télécharger les .torrent dans un dossier spécifique, et de lancer rtorrent dans un terminal. Il s'occupe ensuite de tout.
C'est tout ? bah oui... vu que j'utilise gmail pour centraliser tous mes mails, donc pas de thunderbird ou evolution. Pas de chat non plus, pas trop le temps pour  ça.

Bureautique


Je continue avec la bureautique parce que c'est en générale la deuxième chose utile sur un ordinateur.
  • J'écris mes textes avec LaTeX. Non je ne suis pas un petit coquin. LaTeX (prononcez Latek et non latecs) est à la bureautique ce que HTML/CSS est au site web. Le principe de base est de séparer le contenu et la mise en forme. D'une puissance incroyable, surtout lorsqu'il s'agit de rédiger de longs textes complexes, et je ne parle même pas des formules mathématiques. Un classique dans le monde scientifique. J'utilise personnellement l'éditeur Kile.
  • Suite LibreOffice : pour les cas extrêmes, comme des gens qui m'envoient des formulaires en .doc !
  • Et les tableurs ? je n'en utilise pas. Je travaille avec des fichiers en ascii, que je traite avec awk, ou python/numpy, au début c'est moins simple que de cliquer avec la souris, mais sur le long terme, c'est beaucoup plus puissant, notamment au niveau de l'automatisation des tâches et l'écriture de scripts compliqués.
  • Et Powerpoint ?  Voir LaTeX et la classe Beamer correspondante. Génére un très joli pdf, oui un pdf, ce qui évite tout problème de compatibilité et autre animations qui plantent ! (Sérieux des animations ? et pourquoi pas un titre multicolore ombré en comic sans ms tant qu'on y est)

Programmation



Manipulant beaucoup de codes pour mener à bien des calculs numériques important pour l'avenir de l'humanité, je dois dire qu'après avoir codé un peu sous windows, je trouve l'environnement Linux infiniment plus adapté à ce genre de choses. Normal me dira-t-on, puisque c'est l'environnement de travail de beaucoup de hardcore geeks (et je parle de vrais geeks, pas de ceux qui ont jailbreaké un iPhone et ne connaissent même pas ssh). L'environnement Linux offre la possiblité de coder dans un environnement libre, sans être tributaire d'un IDE particulier, comme les Visual truc et Borland machin. Voici une petite liste non-exhaustive de ce que j'utilise régulièrement :
  • Quelques bons IDE : Kate, Eclipse, Geany (surtout pour Fortran si ça intéresse quelqu'un)
  • gnu make : THE outil de compilation et de gestion de projet, automatisable avec les autotools. Il faut une bonne journée pour maîtriser les aspects importants, mais tout est si simple après !
  • Kdbg pour le débuggage de code. Très moche, mais fait son job !
  • La ligne de commande : en vrac, des commandes comme diff, find, grep ...

Multimédia

Pour le multimédia, c'est pas compliqué


  • VLC : depuis son invention, plus de problèmes de codecs. Une interface simple et efficace.
 
  • pour l'audio et la musique : Amarok, RythmBox, Exaile, Guayadeque, il y a l'embarras du choix. À l'époque où j'ai découvert Amarok, j'utilisais sous windows le bon vieux winamp, et j'avoue que ça a été la claque. Ce logiciel était en avance de quelques années sur son époque.

Graphisme


  • N'y allons pas par quatre chemins, je suis un fan inconditionnel du GIMP. Je n'ai jamais utilisé Photoshop, et par n'ai jamais eu de problème d'adaptation, j'ai appris directement dessus, et son interface ne me dérange absolument pas. Dans l'immense majorité des cas, le GIMP est largement suffisant pour faire ce que certains veulent absolument faire sous Photoshop, parce que ben c'est Photoshop tu comprends, c'est plus simple O_o !
  • L'autre incontournable est Inkscape, qui permet lui aussi de faire pas mal de chose terrible. Voir quelques exemples dans mes précédents articles  : l'éducation pour changer de sociétés, cartographie de l'éducation, l'aperçu sur le monde de la physique (avec une pointe de GIMP pour certains traitements particuliers).
  • Je n'ai pas fait beaucoup de 3D dans ma vie, mais pour ceux que ça intéresse, je mentionne Blender
  • J'ai failli oublié Image Magick, qui fournit un ensemble de commandes qui permettent de manipuler des images par lots et à l'aide scripts. Redoutable.

Jeux


Pour certains, le gros point faible de Linux. C'est sûr quand on arrive de Windows, on a l'habitude de jouer à de grosses productions commerciales, faites par des studios professionnels qui travaillent  dessus en permanence et qui sont payés pour ça. Déjà, depuis quelques années, et grâce à Wine, il est possible de jouer à la plupart de ces jeux sous Linux (une liste ici). Mais je n'insisterai pas sur ce point. Je ne vais parler que d'un seul jeux ici, vu que c'est le seul auquel je joue en ce moment

  • je vous invite vivement à me rejoindre sur Urban Terror. Uniquement en multijoueur, il s'agit d'un FPS réaliste à la counter-strike, mais avec quelques différences qui rendent le gameplay très fluide et rapide, notamment grâce aux techniques de sauts et de slides. La stratégie est très importante, et la connaissance des points chauds sur la map aussi. On ne se contente pas de foncer dans le tas comme un bourrin. 

  • Je mets quand même en vrac d'autres jeux que j'ai joué et apprécié : Battle for Wesnoth, Frozen Bubble, Tux Racer (un classique de la simulation de penguin), Nexuiz, Tremulous, Frets on Fire ...

On peut avoir linux et vivre une vie normale

Le but de cet article est de montrer avant tout qu'il est possible de se débarrasser de toute trace de Windows de son ordinateur, et de continuer pourtant à avoir des activités tout à fait normales (le but caché est de vous poussez à me rejoindre sur Urban Terror, mais chuut, faut pas le dire trop fort).

Sinon pour une liste plus complète, voir la liste des logiciels sur le site d'Ubuntu.

Si j'ai oublié un truc super important pour vous, pas la peine de me maudire jusqu'à la fin des temps, mettez un gentil commentaire à la place.

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