lundi 20 décembre 2010

Pourquoi Facebook ne changera pas le monde

Les faits

Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a été élu par la rédaction de the Time personnalité de l'année 2010, alors qu'un vote internet avait déclaré Julian Assange, le papa de Wikileaks, vainqueur.

Pourquoi Facebook ?

On peut sortir plusieurs raisons, mais la seule vraie et unique c'est le nombre de membres : 500 millions, 1/12 ème de la planète entière. Effectivement c'est énorme. C'est la raison pour laquelle je pense que Zuckerberg mérite amplement cette nomination. Je suis même persuadé que certaines personnes se sont mises à internet pour être sur Facebook, quand on voit l'augmentation des inscriptions chez les 45-60 ans cette année.

Et Wikileaks dans tout ça ?

Je suis un ardent défenseur de Wikileaks, et je trouve l'idée à la base très belle. Mais je dois avouer que la dernière sortie sur les câbles diplomatiques m'a beaucoup déçu. Je ne veux pas m'éparpiller donc je ne m'attarde pas dessus. Ce que je pense par contre, c'est que Wikileaks est un exemple à suivre, et qui peut être suivi de différentes façons.

Dès les débuts de Wikileaks, j'avais imaginé qu'il serait possible de l'utiliser comme moyen d'action à un niveau local, pour lutter par exemple contre les petites corruptions de tous les jours, où sans aller jusque là, simplement pour dénoncer les irrégularités et les incompétences qui peuvent miner la vie quotidienne d'un citoyen trop honnête. Quelle ne fut pas ma joie de voie cet article sur un wikileaks russe contre la corruption. Mais c'est encore loin de l'idée que je me fais d'une action locale.

Mes critiques à Facebook


Je voulais au départ écrire un article très long et très argumenté sur Facebook et internet, mais je me suis rendu compte d'une part que beaucoup de texte fait fuir les gens (principe de moindre action), et aussi que je passais beaucoup trop de temps à y réfléchir. Or réfléchir c'est bien, mais à un moment il faut savoir arrêter pour passer à l'action. Ayant également remarqué que les gens préféraient les images, et comme j'ai parlé du GIMP récemment, tout ceci m'a inspiré cette belle image (les puristes reconnaitront l'inspiration) :



Tout n'est pas résumé dans cette image loin de là. On n'y lit pas par exemple le danger que représente les sites centralisés et fermés comme Facebook pour l'avenir de l'internet, qui est en train de passer malheureusement d'une structure horizontale ouverte à plusieurs sous-structures verticales et fermés. Malheureusement, Facebook & co. menacent à terme la diffusion libre de l'information, qui ne peut être assurée que dans un cadre ouvert, transparent, et surtout non-centralisé, et donc non-contrôlable par une poignée d'individus.

Mais sans renter dans détails philosophico-techniques, je constate simplement que les groupes dédiés à des causes, pour prendre un exemple qui avait fait espérer des gens en son temps, ont simplement disparu sous le bruit des vidéos de chat meugnon et de compilations de fails. Et c'est la raison pour laquelle Facebook ne changera jamais le monde...

samedi 18 décembre 2010

Graphisme et logiciels libres

Bon cette fois j'ai vraiment été absent longtemps, et il est temps que je fasse quelque chose. En même temps j'ai une bonne excuse, j'ai soutenu ma thèse en physique théorique (oui je me la pète, faut bien que mes souffrances et mes sacrifices aient servi à quelque chose), donc si on cherche un docteur dans la salle, je suis là ;).

Après tant d'émotions, mon corps s'est dépêché de me rappeler que j'avais beaucoup de sommeil en retard, et j'ai quasiment passé la semaine à dormir. Enfin, maintenant que les vacances sont là, je peux reprendre une vie normale et me remettre au travail...

Je réflechis à beaucoup d'articles pour le blog, d'autant que comme par hasard, les deux semaines où j'étais indisponible ont été particulièrement chargées au niveau de l'actualité (je pense entre autre à wikileaks).

Comme je n'ai pas fini tout ce que je veux faire, je met ici une petite vidéo de digital painting, réalisé entièrement avec des logiciels libres, je découvre notamment grâce à cette vidéo alchemy, que je ne connaissais absolument pas. Mais le travail utilise également mypaint et bien sûr mon petit favori, le GIMP, que j'utilise depuis des années pour retoucher des photos et faire des affiches (et je compte en reparler ici).

Il faut absolument aller visiter le site de l'auteur David Revoy : http://www.davidrevoy.com/portfolio.html, qui répond aussi sur le forum d'ubuntu sous le pseudo Deevad.

Digital painting time-lapse : Lezard from David REVOY on Vimeo.

dimanche 5 décembre 2010

Améliorer sa concentration avec le bruit blanc

Un article trucs et astuces, comme j'avais promis que j'en ferai (mais pas que).

Beaucoup de gens écoutent de la musique pour travailler, et moi le premier. Afin de lutter contre le bruit ambiant et les éventuelles distractions. Mais contrairement à beaucoup de personnes, je suis loin d'être satisfait par cette méthode.

Attention je ne dis pas que cette méthode est inefficace, la technique musicale fonctionne bien quand il s'agit de faire des tâches "bas niveau", comme débugger un programme qui plante par exemple. Les tâches plus ou moins automatiques ou algorithmiques (qui suivent un chemin plus ou moins connu à l'avance) s'y prêtent assez bien.


Mais qu'en est-il des tâches où ils faut vraiment être concentré à 100%? Comme par exemple rédiger dans l'urgence un paragraphe qui peut sauver la Terre d'une invasion extra-terrestre?

Les aléas de la musique :


Avec le temps, je me suis rendu compte que la musique a ces petits défauts :
  • Quand la musique est entraînante... eh ben elle nous entraîne !
  • Parfois on a envie de vérifier qui est le chanteur, ou le nom de la chanson.
  • Si la chanson est dans une langue que l'on comprend, on court le risque d'être attirer par le sens des mots.
  • ...
 Malgré tout, certaines personnes continuent à écoute de la musique, alors que d'autres la coupent pour se retrouver dans le silence. Mais comme nous le savons tous, nous ne vivons pas dans un monde de silence, et les bruits parasites sont partout.

La solution : le bruit blanc


Mais qu'est-donc que le bruit blanc ?
Un passage wikipédia s'impose:

"Un bruit blanc est une réalisation d'un processus aléatoire dans lequel la densité spectrale de puissance est la même pour toutes les fréquences."
Et on a le droit en plus à cette belle image


Je me doute que ça ne parle pas à tous le monde. Alors je vais en profiter pour faire un mini cours de physique !

Qu'est-ce qu'un son


Quand on joue d'un instrument de musique, et qu'on génère une certaine note, l'instrument fait vibrer l'air ambiant à une certaine fréquence, et la note se propage de l'instrument à notre oreille à la vitesse du son, qui est de 350 mètres par seconde. En gros, le son court le 100 mètre en moins 0.3 secondes, et explose le record actuel de Husain Bolt de 9 secondes 54 centièmes.

La fréquence d'un son, qui s'exprime en Hertz, représente le nombre de vibration par seconde. Par exemple pour un violon qui joue une note do, la corde vibre à 261 Hz, c'est à dire qu'elle monte et descend 261 fois en une seconde. Si on est suffisamment rapide pour observer la hauteur de la corde en fonction du temps, celle-ci dessine une sinusoïde


La sinusoïde, c'est un son pur, c'est la vibration la plus simple possible, régulière dans le temps. Mais un son quelconque n'est pas forcément une sinusoïde. En fait depuis Joseph Fourier, on sait que n'importe quel son peut s'écrire comme une somme de sinusoïdes de fréquences différentes (et ça marche aussi pour les signaux électriques et pleins d'autres choses encore). Ou encore n'importe quel signal s'écrit comme une série de Fourier. Pour vous faire une idée, je vous propose ce petit site hébergé par l'université de Nantes, sur lequel il y a une très jolie animation qui illustre comment avoir différents signaux à partir de sinusoïdes, comme le célèbre cas du signal carré :


Ici le signal de forme carré, en noir, est tout simplement la somme de toutes les sinusoïdes dessinées en couleur.

Bruit blanc 2 :

Pour en revenir à notre bruit blanc, on peut dire qu'il s'agit du contraire de la sinusoïde. En fait c'est une somme aléatoire de toutes les sinusoïdes possibles, sans aucune note dominante dans le tas.

Donc en gros, mon bruit blanc est sensé contenir n'importe quel autre bruit, et c'est ce qui permet de noyer les bruits ambiants. Attention toutefois, parce qu'on n'y est pas habitué, ça peut un trop chatouiller les oreilles...

Si vous voulez tester, je vous recommande le site que j'utilise, qui est simple et convivial, SimplyNoise.com.

Avec ça et une bonne paire d'écouteurs intra-auriculaires, j'ai trouvé mon bonheur !

samedi 4 décembre 2010

Architecture et CG art

Attention, la vidéo qui suit a été entièrement réalisé par ordinateur (CG=computer graphics). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est réussi. C'est drôle de remarquer à quel point des techniques sophistiquées sont développées pour dégrader les rendus trop parfaits des modélisations 3D. Mais comme d'habitude, je n'aime pas commenter les vidéos, mais je les choisis parce qu'elles parlent d'elles-mêmes.

Ouvrez les yeux, et les oreilles :


The Third & The Seventh from Alex Roman on Vimeo.
 

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