mercredi 27 octobre 2010

Le court-métrage, mangez-en !

Par manque de temps, je suis obligé de reporter les articles intelligents pour après la mi-décembre. Mais comme j'ai remarqué dans de précédentes tentatives que plus longtemps on reste loin d'un blog, moins on a de chance d'y revenir, je me dois donc d'entretenir le lien que j'essaie de créer avec celui-ci !

J'aime la créativité et l'originalité, et je supporte de moins en moins la culture de masse, puisque par définition, celle-ci se doit d'être lisse afin de toucher le plus de monde possible. Cette espèce de soupe, loin de contribuer à l'épanouissement intellectuel et émotionnel, contribue plus à maintenir les gens dans un état inerte, et le conditionne par matraquage à apprécier toujours le même type d'œuvre, construites toujours sur les mêmes structures.

Parce qu'on le veuille ou non, même si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, ils ne sont pas toujours le fruit du pur hasard ! Et ça les publicitaires l'ont bien compris. Après tout la "communication" ne sert comme seul but que de conditionner le consommateur afin qu'il consomme le "bon" produit, et surtout qu'il pense avoir fait le choix de lui-même, consciemment.

Bref, la culture de masse a ceci de terrible qu'elle formate les gens à apprécier une forme de "création" lisse et standardisé, et en conséquent ne peut se permettre de dévier trop violemment des standards qu'elle édicte puisque les gens conditionnés et incapable de prendre du recul sur leurs goûts, auront le réflexe de rejeter ce qui ne correspond à leurs attentes (qui rappelons-le encore le consommateur lambda ne maîtrise pas).

Il est très dur de sortir quelqu'un de ce genre de conditionnement, parce que l'action ne peut être immédiate.

Je dois avouer au départ que j'avais commencé ce billet pour rendre hommage à la créativité des courts-métrages, et je me rends compte que ce qui devait être une introduction s'est beaucoup trop allongé. Je vais donc m'arrêter là.

Les courts-métrages, summum de la créativité humaine et de l'originalité !

Le format du court est clairement un avantage. Il faut faire passer un message en un temps court, avec un budget limité en général. Il me semble en effet que la meilleure façon de forcer les gens à être créatif est d'imposer des contraintes.

Quelqu'un qui a trop de liberté aura forcément tendance à prendre le chemin le plus court et le moins fatigant.

Ce principe de moindre action, qui est fondamental en physique, s'applique tout aussi bien d'autre système, telle que la société ou l'homme. Mettre des contraintes oblige à prendre des chemins qu'on n'aurait pas envisagé autrement.

Bien entendu, tous les courts ne sont pas des perles, mais il y a beaucoup de perles dans les courts.

Les courts-métrages ça rend intelligent !

J'en arrive au point le plus important : tout ce qui est original contribue à rendre intelligent. Comme je l'ai brièvement énoncé plus haut, la culture de masse pousse l'humain dans un état d'équilibre, c'est à dire un état inerte et passif, où les décisions critiques sont réduites à choisir entre des marques de soda.

Être intelligent, avant d'être une caractéristique mesurable par des tests (ça aussi j'y reviendrai), est un état d'esprit, le fameux esprit critique dont on entend parler ici et là de temps à autre. Être intelligent, c'est ne pas être à l'équilibre, et toute démarche créative, en donnant quelque chose de différent, oblige à adopter un point de vue différent, donc hors équilibre. La créativité suscite le questionnement, et le questionnement est une habitude que tout personne se voulant intelligente, doit pratiquer régulièrement.

C'est donc la raison pour laquelle j'ai commencé dès le début à poster des courts-métrages sur ce blog, et je continuerai encre à le faire.

The end

lundi 25 octobre 2010

Merveille du cinéma coréen

Je souhaite ici présenter l'un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir. Il s'agit d'un film coréen très peu connu, que moi-même je n'aurai jamais découvert si un ami à moi n'avait pas pris un avion coréen, où était diffusé ce film.

J'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi ce film est aussi peu connu, puisque toutes les personnes que je connais (ou que je ne connais pas) qui l'ont vu le trouve excellent. Il y a clairement quelque chose de pas rond dans le pays des distributeurs de films.

Le film s'appelle (an anglais) : "Castaway on the moon" de Lee Hae Joon (je me doute que ce nom ne parle pas beaucoup). La fiche française de wikipédia n'est malheureusement pas très parlante sur le film. Mais voici une bande-annonce qui permet de s'imprégner un peu de l'histoire :



Ce film est d'une sincérité très touchante, tout le contraire du film hollywoodien qui vend du cliché factice. Le jeu des acteurs est tout bonnement excellent, et les images sont très belles avec des couleurs vives.

Pour le petit résumé, un homme coréen tente de se suicider dans la rivière Han à Séoul, mais il échoue sur une petite île, et ne sait malheureusement pas nager. Il va donc être pris au piège, en même temps dans la ville et en dehors. Le film va très loin dans l'exploration de la transformation de cette homme, qui essaye de se libérer de cette environnement urbain agressif qui l'a poussé au suicide. Ajoutez à ça une petite touche féminine, et ça donne une tragi-comédie romantique existentielle sur l'aliénation de l'humain par la société, et la reconquête de son humanité.

Il va sans dire qu'il n'y a qu'un seul moyen de se procurer ce film, c'est de passer par internet, vu l'absence scandaleuse de ce film dans les réseaux de distribution habituels.

En bonus, j'ai même trouver un extrait avec retranscription des dialogues en anglais :

dimanche 24 octobre 2010

Merveilles du système solaire, et de l'espace

Comment verrions-nous le système solaire si nous avions la capacité de l'explorer? Voici une tentative artistique qui tente de nous le faire ressentir :

8 Wonders of the Solar System, Made Interactive: Scientific American

Malheureusement, au rythme où avance l'exploration spatiale, ce genre de voyage n'est pas prêt d'avoir lieu. Quoique je ne suis pas sûr d'avoir envie d'aller dans l'œil du cyclone de Jupiter !

Et tant que j'y suis, autant présenter les 100 plus belles photos  de l'agence spatiale européenne :

ESO - Top 100 Images

Enjoy !

vendredi 15 octobre 2010

Court métrage du jour 3

C'est tellement dramatique qu'on ne peut qu'en rire à la fin !


Spider from Qoob TV on Vimeo.

Comme quoi certains ont vraiment des problèmes de karma...

mardi 12 octobre 2010

Idiocracy, ou le destin du monde

Oh joie du téléchargement, oh bitTorrent, merveille du P2P, je te remercie chaque jour de me permettre d'élargir mon horizon culturel et de me donner la possibilité de voir des films que je ne pourrai pas voir autrement, sans la générosité de ceux qui partagent ! Et dire que certains, sous couvert de protéger la création artistique, veulent me fermer le robinet à découverte !

Suite à ce petit préambule, et en continuation du billet de ce matin, sur les crétins, je souhaite vous présenter un film qui semble-t-il est sorti en France le 25 avril 2007 sous le nom "planet stupid", bien que je ne me souviens pas l'avoir vu dans le cinéma prés de chez moi.

C'est un film sans prétention (quoi que...), et assez divertissant (j'adore ce genre de films décalés), mais qui illustre les dangers d'une société où le crétin est roi


On peut voir dans cette séquence d'introduction les raisons dans le film qui ont mené à la domination du crétin :


Il va sans dire que je ne suis pas d'accord avec cette explication, puisque comme je l'ai vaguement (!) laissé entendre ici, je ne crois pas à la détermination génétique de l'intelligence. Par contre je crois au principe de moindre action, et ça aussi c'est dans la liste des sujets sur lesquels je vais revenir !

Êtes-vous un crétin ?

Quelle drôle d'idée de rédaction, le crétin !

Pourquoi un sujet pareil ? Et bien c'est simple, le crétin à mon sens compose 99,9% de la population mondiale (et bien entendu je n'en fais pas partie !). Le crétin se retrouve partout, dans tous les pays, dans toutes les religions, dans tout système politique, dans tout groupe social. C'est un constat malheureux auquel je suis arrivé il y a longtemps déjà, mais je reste persuadé que le crétin peut se soigner. Or avant de se soigner, il faut déjà connaître les symptômes de la maladie, mieux en cerner les causes, afin de pouvoir s'y attaquer.

Le sujet est quand même délicat, parce que je suis en train de traiter tout le monde de crétin, alors comment faire pour pour ne pas s'aliéner le monde entier dans ce cas. J'avoue que je réfléchis à cette question depuis longtemps, mais que je n'ai toujours pas de réponse satisfaisante.

Le plus simple pour commencer c'est quand même de définir ce que j'entends par crétin. Ensuite j'expliquerai pourquoi il est important d'identifier le comportement du crétin. Il en va de la survie de l'espèce humaine !

Les deux caractéristiques du crétin


Il existe plusieurs façon de reconnaître un crétin, mais bizarrement tous les crétins partagent deux traits distinctifs :
  •  Le raisonnement binaire : Le raisonnement binaire, c'est l'incapacité de distinguer les différentes subtilités du monde et des situations dans lesquelles on évolue. Le raisonnement binaire est d''ailleurs plus une espèce de réflexe qu'un véritable raisonnement. Le crétin classera systématiquement tout en blanc ou noir, gentil ou méchant, 0 ou 1... parce qu'il n'a pas la finesse intellectuelle de distinguer tous les états intermédiaires. On notera que Hollywood est un gros pourvoyeur de films pour crétins.
  • La généralisation : La généralisation sauvage, c'est cette tendance naturelle à vouloir faire des généralités de cas particuliers. Ce gros biais intellectuel est à la base de toute forme de rejet et de discrimination dans le monde. C'est typiquement le genre de biais qui apparaît quand on cherche absolument à classer des gens dans des catégories (en général pour les stigmatiser). Parce que soyons honnête, il est aussi ridicule de dire que tous les arabes sont des voleurs parce que j'ai vu un Mohamed  voler un sac-à-main, que de dire que tous les roux ont une chemise rouge parce que j'ai vu un roux porter une chemise rouge !

Le crétin pur n'existe pas

Pour être exact, nous sommes tous des crétins en puissance. Le comportement crétin est surtout la conséquence d'une certaine fainéantise intellectuelle. À force de scruter mon environnement (et mon propre comportement), j'en suis arrivé à la conclusion que nous avons tous un certain nombre de domaines où nous agissons en crétin. C'est malheureusement quelque chose d'inhérent à la nature humaine.

Nous sommes tous des crétins à des degrés divers.

Mais certains crétins sont plus dangereux que d'autres

Les vraies crétins, les 99,9% de la population mondiale qui font de nos vies un enfer n'ont pas conscience d'être des crétins. Et c'est là qu'est le vrai danger. Le vrai danger vient de tous ces gens qui agissent en crétins, mais qui pensent être dans leur bon droit. À ce sujet je recommande la lecture de cet article wikipedia sur l'effet Dunning-Kruger.

Je pense sincèrement que le monde ira mieux le jour où les gens seront non pas tous devenu intelligent, mais auront tous pris conscience qu'ils ne le sont pas. Car à quoi bon demander aux gens de s'améliorer si ils sont déjà persuadé d'être bons.

vendredi 8 octobre 2010

Perle du net : Dr. Horrible's Sing-Along

Un création Joss Whedon, le papa de Buffy contre les vampires, mais pas que (Firefly, Dollhouse... des séries assassinées au berceau snif), avec Barney de "How I met your mother", et le capitaine du vaisseau Firefly, vu depuis quelques temps sur France 2 dans le rôle d'un romancier.

Part 1 :

Dr horrible part1

Part 2 :

Dr Horrible part2

Part 3:

Dr Horrible part3


Il n'y a rien à dire si ce n'est : BRAVO. Et vive les créations originales !

mercredi 6 octobre 2010

À quoi ça sert les maths ?

En pleine semaine du prix Nobel, j'ai entendu aujourd'hui Cédric Villani sur RMC, parler de mathématiques, et surtout tenter de répondre à cette terrible question : à quoi servent les maths?

Qui est Cédric Villani ? il s'agit tout simplement de l'un des récipiendaires de la médaille Fields, considéré comme l'équivalent du prix Nobel de mathématiques, et qui récompense tous les quatre ans les travaux de jeunes mathématiciens de moins de 40 ans.

Revenons à notre question. Cette question hante souvent les discussions tournants autour des mathématiques. Et je me souviens moi-même avoir harcelé plusieurs profs de maths et surtout mes parents dans l'espoir de comprendre pourquoi on voulait m'imposer cette matière, et pourquoi est-ce qu'elle avait ce rang de matière "supérieure". Et j'avoue que les réponses que je recevais ne m'avaient jamais vraiment convaincus. Bizarrement, il s'avère que pour une science aussi abstraite, les réponses que les gens essayaient de formuler tournaient souvent du côté du concret. On me répondait par exemple que les maths avaient toujours des applications concrètes dans pleins de métiers, qu'il y a beaucoup de choses qu'on ne pourrait pas faire sans maths, que quelque soit le métier que je choisirai plus tard, j'aurai certainement besoin de math à un moment ou un autre, et pour cette dernière affirmation, j'avais trouvé pleins de contre-exemple, je ne pouvais qu'admirer les tentatives de contorsion intellectuelle de mes parents pour essayer de trouver des cas pratiques dans les métiers où l'usage des mathématiques pouvait être d'un grand secours.

Maintenant que j'ai grandi, et que je joue régulièrement avec les maths, je vois plus clairement l'intérêt de cette pratique qui peut sembler austère à première vue.

Par quoi commencer, si ce n'est par dire qu'historiquement la mathématique est la fille de la philosophie. Ça c'est de la belle phrase. Mais comme je manque de temps,  je vais passer l'étape ou j'essaie de trouver les mots qui décrivent la transition entre les deux, et aller directement à la conclusion de cette idée : les maths c'est du raisonnement à l'état brut.

Comme en témoigne l'un de mes premiers posts, je suis très intéressé par la compréhension de l'esprit humain, et l'intelligence humaine. Et au fil de mes réflexions, j'en suis arrivé à une schématisation assez simple de ce que c'est que réflechir : manipuler des objets (que l'on a préalablement défini) à l'aide de certaines méthodes. La définition des objets manipulés dans la vie de tout les jours est quelque chose d'assez subjectif, qui peut varier d'individus en individus. Et c'est souvent à cause de ça que l'on distingue clairement les sciences humaines des sciences exactes. En science exacte, les objets d'étude sont plus facilement et plus clairement définissables.

La force des mathématiques réside avant tout dans le fait que les objets qui y sont définis le sont une fois pour toute. Plus personne ne va venir remettre en cause ce qu'est un vecteur, ou une matrice. Ces objets ont été introduits pour simplifier l'étude de certains problèmes, et leurs définitions n'a pas changé et ne changera pas. On peut au plus avoir une généralisation qui englobera la définition précédente.

Une fois qu'on a dit ça, il faut regarder toutes les conséquences de notre affirmation. Pratiquer les mathématiques, c'est s'exercer au raisonnement le plus pur qui soit, sans la moindre poussière qui puissent se glisser dans les rouages de la machine. Étant donné certains postulats et certaines hypothèses, il est plus simple de distinguer ce qui est juste de de qui est faux.

En fait pratiquer les mathématiques, c'est acquérir les méthodes qui permettent de manipuler les idées de tous les jours (la maîtrise de la langue étant le pendant qui permet d'exprimer et de définir les idées au mieux). Et très sincèrement, je pense que le monde ira nettement mieux le jour où les gens apprendront à faire la distinction entre une corrélation et une relation de causalité (mais j'y reviendrai très certainement dans un autre post).

Edit : il faut que je pense à me relire avant de poster !

samedi 2 octobre 2010

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Blog à caractère expérimental, servant de support de réflexion et d'expression à un robot de l'espace !

Dozosphère