lundi 20 décembre 2010

Pourquoi Facebook ne changera pas le monde

Les faits

Marc Zuckerberg, le fondateur de Facebook, a été élu par la rédaction de the Time personnalité de l'année 2010, alors qu'un vote internet avait déclaré Julian Assange, le papa de Wikileaks, vainqueur.

Pourquoi Facebook ?

On peut sortir plusieurs raisons, mais la seule vraie et unique c'est le nombre de membres : 500 millions, 1/12 ème de la planète entière. Effectivement c'est énorme. C'est la raison pour laquelle je pense que Zuckerberg mérite amplement cette nomination. Je suis même persuadé que certaines personnes se sont mises à internet pour être sur Facebook, quand on voit l'augmentation des inscriptions chez les 45-60 ans cette année.

Et Wikileaks dans tout ça ?

Je suis un ardent défenseur de Wikileaks, et je trouve l'idée à la base très belle. Mais je dois avouer que la dernière sortie sur les câbles diplomatiques m'a beaucoup déçu. Je ne veux pas m'éparpiller donc je ne m'attarde pas dessus. Ce que je pense par contre, c'est que Wikileaks est un exemple à suivre, et qui peut être suivi de différentes façons.

Dès les débuts de Wikileaks, j'avais imaginé qu'il serait possible de l'utiliser comme moyen d'action à un niveau local, pour lutter par exemple contre les petites corruptions de tous les jours, où sans aller jusque là, simplement pour dénoncer les irrégularités et les incompétences qui peuvent miner la vie quotidienne d'un citoyen trop honnête. Quelle ne fut pas ma joie de voie cet article sur un wikileaks russe contre la corruption. Mais c'est encore loin de l'idée que je me fais d'une action locale.

Mes critiques à Facebook


Je voulais au départ écrire un article très long et très argumenté sur Facebook et internet, mais je me suis rendu compte d'une part que beaucoup de texte fait fuir les gens (principe de moindre action), et aussi que je passais beaucoup trop de temps à y réfléchir. Or réfléchir c'est bien, mais à un moment il faut savoir arrêter pour passer à l'action. Ayant également remarqué que les gens préféraient les images, et comme j'ai parlé du GIMP récemment, tout ceci m'a inspiré cette belle image (les puristes reconnaitront l'inspiration) :



Tout n'est pas résumé dans cette image loin de là. On n'y lit pas par exemple le danger que représente les sites centralisés et fermés comme Facebook pour l'avenir de l'internet, qui est en train de passer malheureusement d'une structure horizontale ouverte à plusieurs sous-structures verticales et fermés. Malheureusement, Facebook & co. menacent à terme la diffusion libre de l'information, qui ne peut être assurée que dans un cadre ouvert, transparent, et surtout non-centralisé, et donc non-contrôlable par une poignée d'individus.

Mais sans renter dans détails philosophico-techniques, je constate simplement que les groupes dédiés à des causes, pour prendre un exemple qui avait fait espérer des gens en son temps, ont simplement disparu sous le bruit des vidéos de chat meugnon et de compilations de fails. Et c'est la raison pour laquelle Facebook ne changera jamais le monde...

samedi 18 décembre 2010

Graphisme et logiciels libres

Bon cette fois j'ai vraiment été absent longtemps, et il est temps que je fasse quelque chose. En même temps j'ai une bonne excuse, j'ai soutenu ma thèse en physique théorique (oui je me la pète, faut bien que mes souffrances et mes sacrifices aient servi à quelque chose), donc si on cherche un docteur dans la salle, je suis là ;).

Après tant d'émotions, mon corps s'est dépêché de me rappeler que j'avais beaucoup de sommeil en retard, et j'ai quasiment passé la semaine à dormir. Enfin, maintenant que les vacances sont là, je peux reprendre une vie normale et me remettre au travail...

Je réflechis à beaucoup d'articles pour le blog, d'autant que comme par hasard, les deux semaines où j'étais indisponible ont été particulièrement chargées au niveau de l'actualité (je pense entre autre à wikileaks).

Comme je n'ai pas fini tout ce que je veux faire, je met ici une petite vidéo de digital painting, réalisé entièrement avec des logiciels libres, je découvre notamment grâce à cette vidéo alchemy, que je ne connaissais absolument pas. Mais le travail utilise également mypaint et bien sûr mon petit favori, le GIMP, que j'utilise depuis des années pour retoucher des photos et faire des affiches (et je compte en reparler ici).

Il faut absolument aller visiter le site de l'auteur David Revoy : http://www.davidrevoy.com/portfolio.html, qui répond aussi sur le forum d'ubuntu sous le pseudo Deevad.

Digital painting time-lapse : Lezard from David REVOY on Vimeo.

dimanche 5 décembre 2010

Améliorer sa concentration avec le bruit blanc

Un article trucs et astuces, comme j'avais promis que j'en ferai (mais pas que).

Beaucoup de gens écoutent de la musique pour travailler, et moi le premier. Afin de lutter contre le bruit ambiant et les éventuelles distractions. Mais contrairement à beaucoup de personnes, je suis loin d'être satisfait par cette méthode.

Attention je ne dis pas que cette méthode est inefficace, la technique musicale fonctionne bien quand il s'agit de faire des tâches "bas niveau", comme débugger un programme qui plante par exemple. Les tâches plus ou moins automatiques ou algorithmiques (qui suivent un chemin plus ou moins connu à l'avance) s'y prêtent assez bien.


Mais qu'en est-il des tâches où ils faut vraiment être concentré à 100%? Comme par exemple rédiger dans l'urgence un paragraphe qui peut sauver la Terre d'une invasion extra-terrestre?

Les aléas de la musique :


Avec le temps, je me suis rendu compte que la musique a ces petits défauts :
  • Quand la musique est entraînante... eh ben elle nous entraîne !
  • Parfois on a envie de vérifier qui est le chanteur, ou le nom de la chanson.
  • Si la chanson est dans une langue que l'on comprend, on court le risque d'être attirer par le sens des mots.
  • ...
 Malgré tout, certaines personnes continuent à écoute de la musique, alors que d'autres la coupent pour se retrouver dans le silence. Mais comme nous le savons tous, nous ne vivons pas dans un monde de silence, et les bruits parasites sont partout.

La solution : le bruit blanc


Mais qu'est-donc que le bruit blanc ?
Un passage wikipédia s'impose:

"Un bruit blanc est une réalisation d'un processus aléatoire dans lequel la densité spectrale de puissance est la même pour toutes les fréquences."
Et on a le droit en plus à cette belle image


Je me doute que ça ne parle pas à tous le monde. Alors je vais en profiter pour faire un mini cours de physique !

Qu'est-ce qu'un son


Quand on joue d'un instrument de musique, et qu'on génère une certaine note, l'instrument fait vibrer l'air ambiant à une certaine fréquence, et la note se propage de l'instrument à notre oreille à la vitesse du son, qui est de 350 mètres par seconde. En gros, le son court le 100 mètre en moins 0.3 secondes, et explose le record actuel de Husain Bolt de 9 secondes 54 centièmes.

La fréquence d'un son, qui s'exprime en Hertz, représente le nombre de vibration par seconde. Par exemple pour un violon qui joue une note do, la corde vibre à 261 Hz, c'est à dire qu'elle monte et descend 261 fois en une seconde. Si on est suffisamment rapide pour observer la hauteur de la corde en fonction du temps, celle-ci dessine une sinusoïde


La sinusoïde, c'est un son pur, c'est la vibration la plus simple possible, régulière dans le temps. Mais un son quelconque n'est pas forcément une sinusoïde. En fait depuis Joseph Fourier, on sait que n'importe quel son peut s'écrire comme une somme de sinusoïdes de fréquences différentes (et ça marche aussi pour les signaux électriques et pleins d'autres choses encore). Ou encore n'importe quel signal s'écrit comme une série de Fourier. Pour vous faire une idée, je vous propose ce petit site hébergé par l'université de Nantes, sur lequel il y a une très jolie animation qui illustre comment avoir différents signaux à partir de sinusoïdes, comme le célèbre cas du signal carré :


Ici le signal de forme carré, en noir, est tout simplement la somme de toutes les sinusoïdes dessinées en couleur.

Bruit blanc 2 :

Pour en revenir à notre bruit blanc, on peut dire qu'il s'agit du contraire de la sinusoïde. En fait c'est une somme aléatoire de toutes les sinusoïdes possibles, sans aucune note dominante dans le tas.

Donc en gros, mon bruit blanc est sensé contenir n'importe quel autre bruit, et c'est ce qui permet de noyer les bruits ambiants. Attention toutefois, parce qu'on n'y est pas habitué, ça peut un trop chatouiller les oreilles...

Si vous voulez tester, je vous recommande le site que j'utilise, qui est simple et convivial, SimplyNoise.com.

Avec ça et une bonne paire d'écouteurs intra-auriculaires, j'ai trouvé mon bonheur !

samedi 4 décembre 2010

Architecture et CG art

Attention, la vidéo qui suit a été entièrement réalisé par ordinateur (CG=computer graphics). Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est réussi. C'est drôle de remarquer à quel point des techniques sophistiquées sont développées pour dégrader les rendus trop parfaits des modélisations 3D. Mais comme d'habitude, je n'aime pas commenter les vidéos, mais je les choisis parce qu'elles parlent d'elles-mêmes.

Ouvrez les yeux, et les oreilles :


The Third & The Seventh from Alex Roman on Vimeo.
 

mardi 30 novembre 2010

Faisons un point rapide !


Disclaimer : si vous passez par là et que vous voulez vraiment lire ce qui suit, soyez prévenu qu'il est centré sur ma personne, mais ne vous y trompez pas : au fond je suis vraiment un mec bien !

Ce blog existe depuis maintenant 2 mois et demi (oui je sais c'est pas beaucoup !), et il est temps de faire un petit point (déjà ?), et de préparer l'avenir...

À la base ce blog est pour moi ! oui désolé pour les 10 visiteurs uniques qui viennent régulièrement (apparemment il y aurait même une personne des USA !!!! qui es-tu? la CIA?), mais il faut bien comprendre que j'ai un cerveau hyperactif, et hautement analytique. J'ingère de tout, je dissèque de tout, et mes conclusions s'avèrent souvent en décalage par rapport au reste du monde.

Le but ultime de ce blog...


...c'est de me permettre de trouver la meilleure façon de présenter mes idées. Il y a des évidences qu'il est bon de rappeler : ce qui semble clair et limpide pour l'un ne l'ait pas forcément pour l'autre, ce qui est tout à fait normal, puisque chacun a son univers et ses références desquelles jaillissent ces idées. Le but donc est de transmettre les idées dans un ordre qui permette de souligner la logique du raisonnement.

Donner à quelqu'un une conclusion sans le raisonnement et le cheminement qui y a mené est aussi utile que donner un ordinateur avec internet à un couple de v..., de personnes âgées et les laisser se débrouiller, alors qu'ils ne trouvent même pas le bouton ON !

Pour dire un gros mot qui résume parfaitement ce concept, ce blog est la matrice de rotation qui permet de passer de mon référentiel personnel à un référentiel plus consensuel et accessible à tous, une sorte de référentiel tout public, dont le système de coordonnées est défini sur un ouvert qui serait à l'intersection de tous les esprits (ouverts) qui lisent ceci  !

Si vous n'avez rien compris à la phrase du dessus, ce n'est pas grave. C'est une espèce de jargon physico-mathématique plus ou moins incorrect mais qui résume très bien l'idée que j'ai en tête. Et en plus il y a un jeu de mot super-drôle !!!


Quelques idées importantes qui seront abordées ici :


  • Un sujet "société" qui sera la ligne un peu le fil rouge : comment changer le monde, ou encore pourquoi on ne peut pas changer le monde, mais juste le faire évoluer. Si si cette distinction est de la plus grande importance, mais je n'insiste pas pour le moment. Sachez simplement que avant de rentrer dans ce sujet, il faut que j'introduise certaines notions mathématiques et physiques qui permettent de définir et manipuler le système (y en a qui commence à voir le lien avec le post précédent ^^). Et ça c'est le plus dur !
  • Pourquoi les maths et la physique sont plus que des sciences de "laboratoire", et pourquoi les concepts introduits dans ces disciplines sont nécessaires pour la compréhension et l'analyse du monde, des gens, de soi...
  • Qu'est ce que l'intelligence ! et tout ce qui touche au point 1... Et surtout ce qui est vraiment important : pourquoi l'être humain dans son état naturel ne peut pas être intelligent ! (devenir intelligent et le rester demande de faire des efforts ! comme apprendre à jouer au foot...)


Blogosphère algérienne !!!


Comme je l'ai dit, j'ai lancé ce blog avant tout pour moi. Parce que j'ai besoin de définir proprement les choses avant de me lancer dans l'action. Mais en deux mois et demi, j'ai déjà appris beaucoup de choses. Je n'avais de public précis en tête, et je n'en vise toujours pas d'ailleurs, puisque je souhaite parler au plus grand nombre.

Mais j'ai aussi commencé à découvrir et explorer la blogosphère algérienne. Quelque chose est en train de changer dans l'internet algérien, une nouvelle génération émerge, et commence à se définir une présence en ligne. Jusqu'à présent, les sites algériens, c'était beaucoup de la m***, fait en trois clics par des gens qui croient encore qu'un texte en rouge qui clignote en comic sans ms est la panacée 0_o.

Internet c'est important, parce qu'internet est un outil de communication et d'interaction, et des gens qui communiquent et interagissent peuvent faire beaucoup de chose, à des échelles incomparables avec ce qui se faisait jusqu'à présent localement.

L'Algérie accuse beaucoup de retard à différents niveaux, et a besoin de vite être en équilibre avec le reste du monde, et pas d'interactions, pas d'équilibre.

C'est donc un point que je vais prendre en compte, notamment pour  tout ce qui touche à la diffusion de la science, qui est loin d'être une priorité. Il y a quelques temps j'étais resté bouche-bée face à un documentaire sur la mécanique quantique sur la TV algérienne qui datait de la fin des années 80, et j'ai longuement hésité entre le rire et la consternation face au "infographies" de l'époque. Or un peuple sans culture scientifique, je doute que ça soit une bonne chose...

Divers


Pour finir, bien que ça ne soit pas dans l'intention initiale, j'ai bien envie de faire quelques tutoriaux ou simplement de bloguer sur des sujets un peu en périphéries. Plus en rapport avec le quotidien (peut être même que je pourrais avoir des visiteurs avec ça ! ). Une idée qui me trotte en tête par exemple est de montrer qu'il n'y pas besoin d'un bazooka pour tuer une mouche, ou encore, le GIMP c'est bien, et ça suffit pour pas mal de choses...

Sur ce je m'arrête là, en espérant que mes 10 lecteurs auront été compréhensifs à mon égards !

samedi 27 novembre 2010

Comment reconnaître une particule ?

Quelle drôle de question, mais pas si bête que ça !

Ici je veux bien entendu parler de particules élémentaires, les briques de la matière, qui composent les atomes, qui eux même composent les molécules qui forment les objets de notre quotidien.

Comment reconnaître un objet


Dans la vie de tous les jours, on reconnait un objet en le regardant directement. Et même si on ne peut voir les objets que d'un seul côté à la fois, notre merveilleux cerveau fait la reconstruction tout seul pour nous dire ce qui manque... et parfois il peut se tromper, ce qui donne lieu à des illusions optiques très intéressantes.

Limite optique


Maintenant comment reconnaître ce qu'on ne peut pas voir directement ? Parce que mine de rien, une particule comme un électron, c'est vraiment très petit, et notre œil a ses limites. De façon général, chaque objet de mesure a une sensibilité en-dessous de laquelle il ne peut descendre. Pour les instruments optiques (et notre œil en est un), c'est ce qu'on appelle le pouvoir de résolution. Il me dit jusqu'à quel point je peux distinguer deux ou plusieurs objets l'un de l'autre. Le pouvoir de résolution de l'œil est au maximum de quelques fractions de millimètre. Or une particule comme un proton a un taille de l'ordre du femtomètre ($10^{-15}$ mètre), ce qui est vraiment très petit. Pour atteindre une taille pareille, il faut prendre un mètre, le couper en 1000 morceaux de tailles égales, prendre un morceau, et le couper encore en 1000 morceaux de tailles égales, et faire cette opération 5 fois.

Comment définir un objet


Sans regarder un objet, peut-on malgré tout le définir ?

Si je pose la question, c'est que la réponse est oui. Définir un objet en le regardant, c'est reconnaître certaines de ces propriétés, comme sa géométrie et sa couleur par exemple. Ce sont des propriétés intrinsèques de l'objet. Par exemple si je définis une sphère comme l'ensemble des points qui sont à la même distance d'un certain point, je peux déplacer cette sphère de quelques centimètres ou de plusieurs kilomètre, je peux la faire tourner de un degré ou de plusieurs degrés, les points seront toujours à la même distance du centre de la sphère. Et je suis sûr d'avoir bien affaire à une sphère. L'argument marche aussi pour la couleur !

Toute transformation qui laisse invariant un objet est une transformation de symétrie.


Pour définir un objet, il suffit de définir les bonnes transformations de symétrie, et de chercher les quantités qui restent invariantes sous ces transformations.


Symétries et invariants


Il y a deux types de symétries en physique théorique.
  • Les symétries d'espace-temps : par exemple déplacer un objet dans l'espace, comme énoncé plus haut. Mais on peut aussi déplacer un objet dans le temps (d'ailleurs c'est ce qu'on est tous en train de faire, on se déplace vers notre futur présent à chaque instant). La quantité conservée par invariance de translation dans le temps est l'énergie. Pour l'espace, il s'agit de la quantité de mouvement. Il faut également rajouter l'invariance par rotation, qui conserve le moment cinétique (et sa version quantique qui conserve le spin de la particule).
  • Les symétries internes. Internes parce qu'elle ne font pas intervenir les coordonnées de l'espace-temps. C'est en forçant notamment ce genre de symétries qu'on fait apparaître les interactions entre particules. On retrouve dans les quantités conservées entre autre la charge électrique.


Je reste bref, mais je compte approfondir ces notions ici même sur ce blog, dès que j'aurai trouvé la meilleure façon d'exposer tout ça à un public qui ne connaît pas le sujet.

Cette relation intime entre symétries et quantités conservées, qui est fondamentale en physique, nous la devons à Emmy Noether, une femme mathématicienne du début du siècle dernier. le théorème de Noether s'avère en effet indispensable et incontournable de nos jours. En cherchant une bonne référence sur internet (j'ai été déçu par la page Wikipédia un peu vide), je suis tombé sur ce lien, qui détaille un peu ce théorème.


Caractéristiques d'une particule


Mathématiquement, jouer avec une particule revient à manipuler sa fonction d'onde notée $\phi$. Non ne fuyez pas ! une fonction d'onde, c'est comme une valise, on y met les propriétés importantes de la particule, et on trouve une façon d'agir pour récupérer les bonnes informations.

Par exemple si je veux connaître l'énergie d'une particule, j'essaie de construire un opérateur énergie Ê que j'applique à la fonction, et le résultat est un nombre E, la valeur de l'énergie.
$\hat E \ \phi(E)= E \ \phi(E)$
C'est ce qu'on appelle une équation aux valeurs propres. À chaque information encodée dans la fonction d'onde, correspond un opérateur. Et ces opérateurs sont utiles pour manipuler la particule mathématiquement. Par exemple si je veux déplacer une particule qui se trouve en x de 10 cm, je lui applique l'opérateur de translation de 10 cm
$P_{10 \, cm} \ \phi(x)=\phi(x+10 \, cm)$

Pourquoi je parle de tout ça, d'abord parce que je souhaite faire comprendre au plus grand nombre que les mathématiques n'ont rien d'étrange, mais que c'est simplement une langue étrangère, avec son alphabet et sa grammaire, et qui permet d'exprimer certaines idées de façon beaucoup plus efficaces que la langue usuelle.

J'en parle ensuite pour introduire les opérateurs de Casimir. Ce sont les objets mathématiques qui permettent de définir les invariants qui vont me permettre de suive ma particule. 

L'ensemble des opérateurs qui agissent sur ma particule en la laissant inchangée (comme la translation), forment un groupe de symétrie. Former un groupe, ça veut dire que je peux appliquer n'importe quelle transformation, suivie de n'importe quelle autre, à la fin, je garde toujours la même particule (même si elle est dans des endroits différents). Si je déplace ma particule de 10 cm, où si je la regarde 10 secondes plus tard, ou alors si j'attends 10 secondes, puis je la déplaces de 10 cm, ma particule aura toujours la même masse par exemple. Et l'opérateur de Casimir associé à la translation dans l'espace-temps est :
$$P^2 \phi = m^2 \phi$$
où P est l'opérateur de translation dans l'espace-temps, et m la masse. Juste pour le fun, sachez que la célèbre relation d'Einstein 
$$E=mc^2$$
est cachée dans la formule précédente.

Une particule ...

... c'est donc un ensemble de nombres qui la caractérise :

  • Une masse
  • Un spin
  • Une charge électromagnétique
  • Une charge dite d'isospin, pour les interactions nucléaires faibles
  • Une charge dite de couleur, pour les interactions nucléaires fortes
Connaître tous ces nombres, c'est pouvoir prédire comment les particules vont se comporter dans certaines situation expérimentale, pour pouvoir essayer de les détecter par la suite...


Cet exposé est loin d'être complet, mais d'autres je l'espère viendront par la suite combler les petits trous.

Fin de cet épisode...

Court métrage du jour 4

Si vous avez aimé l'histoire du magicien d'Oz, ce petit court-métrage propose de suivre l'origine d'un des personnages.


Heartless: The Story of the Tin Man from Brandon McCormick on Vimeo.

J'ai découvert en plus qu'avec Vimeo, il est facile de customiser la taille des vidéos pour qu'elles apparaissent plus grande que la taille par défaut, il suffit de cliquer sur l'option "customize embed options", de modifier soit la largeur soit la longueur, et de cliquer dans l'autre paramètres pour que Vimeo le mette à jour. Il ne reste plus qu'à copier/coller le code et voila.  

mardi 23 novembre 2010

Le blues du (futur) jeune docteur

Disclaimer : attention post avec des émotions et des bouts personnels

Cher blog, je vois que mon dernier remonte au 7 novembre !!! Je t'ai un peu délaissé parce que ma vie en est à une étape charnière. Je prépare les derniers détails d'un événement qui va clôturer un chapitre de ma vie qui a commencé il y a 8 longues années.

Une trajectoire presque parfaite depuis Alger et mon bac en poche, en passant par une licence (ah Toulouse !) et master de physique fondamentale (bon ben Montpellier !), qui s'achève donc sur le diplôme ultime : un doctorat ... Très occupé en ce moment, je n'ai pas pu tenir mon projet initial de trier mes idées sur comment changer le monde. Mais c'est pour mieux y revenir plus tard.

En attendant, il est temps de considérer les possibilités qui s'offrent à moi :
  •  Une vie d'itinérance dans la recherche, à passer quelques années ici, quelques mois là, travailler pour la beauté de la science plus que pour la beauté du compte-en-banque. Bonjour la vie de famille.
  • Tout arrêter et trouver une activité plus lucrative, avec un doctorat de physique théorique ! Il paraît qu'ils embauchent à Wall-Street, des gens fort en maths et en informatique (mon profil tiens) pour faire croire au monde qu'il y a des crises pendant qu'ils s'en mettent plein les poches.  
  • Devenir un "intellectuel", écrire des livres sur pourquoi le monde va mal, empocher les sous des ventes, et laisser le monde en l'état. Que de la réflexion pure, que des actions inutiles.
  • Ouvrir un restaurant avec l'argent que je n'ai pas. Tiens il paraît que le crowdfunding c'est bien... Mais dans ce cas-là autant lancer toutes les autres idées, que je ne dévoilerai pas ici parce que c'est les miennes nananère !
Et oui telle est la vie du jeune chercheur, pleines d'incertitudes, avec une visibilité très limitée. Mais attention, ne va pas croire cher blog que je décourage quiconque à essayer la vie académique, bien au contraire. J'ai appris pas mal de choses, et j'ai surtout eu l'occasion de voir le monde grandir depuis ma bulle, spectateur extérieur à tout ce bruit ! Et j'ai constaté beaucoup de choses. Et c'est pour ça que tu es là blog. Tu es la première étape , le carnet de mes idées en vrac. Un terrain d'expérimentation.

J'ai l'avenir devant moi, et il est temps que j'en fasse quelque chose...

dimanche 7 novembre 2010

Physique et jardinage

Dans le train Bruxelles-Paris, de retour d'une conférence sur la physique au-delà du Modèle Standard (c'est mon instant frime :D ), j'ai eu cette idée merveilleuse, sur comment faire comprendre à l'homme (femme) moyen(ne) ma perception de la physique.

Il m'est souvent arrivé de discuter sciences et physique avec des gens qui n'ont absolument aucune connaissance sur le sujet, mais alors même pas une lecture par-ci ou un documentaire par là... Tout juste une info sur le JT une fois de temps en temps. Et même chez les gens qui ont une certaine culture scientifique, je retrouve souvent la même image limitée de la physique:

"La physique c'est pour faire de la mécanique ou de l'électricité... ou alors c'est pour faire des théories bizarres qui ne veulent rien dire, comme comment sauter à la corde dans 11 dimensions ?"

Alors là je m'indigne ! La physique c'est bien plus que ça.


Les sujets d'études de la physique :

On considère souvent, à tort, que les sujets d'études de la physique sont restreint. Par exemple le physicien va étudier des boulets de canon, ou des ponts, ou faire microscopes, ou des aimants, ou faire des machines énormes qui vont ouvrir des trous noirs qui vont gober la Terre (si si y a vraiment des gens qui croient ça).

Et bien non tout faux, je pourrais faire une belle et longue phrase avec pleins de citations historiques, mais je vais me contenter de faire court (j'ai une thèse à rédiger aussi):

La physique étudie tous les systèmes qui peuvent s'exprimer sous forme mathématique

Et on peut que ces systèmes ont beaucoup évolué dans le temps. La liste n'a fait que s'agrandir et est loin d'être finie. Et c'est là que l'on comprend pourquoi l'étude et le développement des mathématiques est hautement important. La physique a toujours été une source d'inspiration pour les mathématiques, et dans les siècles précédents, beaucoup de grands physiciens étaient aussi des mathématiciens. Et plus les outils les outils mathématiques seront développés, plus on pourra étudier de systèmes de façon quantitative.

D'ailleurs l'un des fils conducteurs de ce blog et de montrer que certains principes physiques fondamentaux s'appliquent parfaitement à des systèmes complexes tels que le comportement humain, et la dynamique d'une société.



La dynamique d'un système :


Beaucoup de gens font du jardinage, pour diverses raisons (oui c'est le point de départ de mon idée merveilleuse). Mais concrètement c'est quoi le jardinage ?

Une réponse simple : C'est planter des végétaux pour l'une au moins des deux raisons, la première étant pour l'aspect esthétique, la deuxième pour un éventuel aspect alimentaire (je connais des gens qui ont des plans de tomate sur leur balcon).

Une réponse moins simple : Connaissant le comportement d'un végétal, le but du jeu est de reproduire les bonnes conditions qui lui permettent de se développer correctement.

La deuxième réponse implique un certain nombre de choses. D'abord, il faut connaître le comportement du végétal sus-mentionné, ou encore en terme physique, étudier sa dynamique. La dynamique d'un système, ce sont l'ensemble des lois qui permettent de prédire l'évolution du système dans le temps. Par exemple tout le monde sait qu'une plante a besoin d'eau pour vivre, mais pas trop non plus sinon elle va être noyé. Et pour chaque paramètre important, comme l'ensoleillement, la quantité d'engrais, etc, je peux définir des lois qui les relient entre eux, et à des variables qui caractérisent ma plante, comme par exemple la taille, la couleur des feuilles, etc.

L'idée ici est de trouver les bonnes lois, et une écriture qui permettent de quantifier correctement le système. Encore une fois, c'est ici que les maths entrent en jeu. Parce qu'il est clairement plus simple d'écrire une équation différentielle que d'écrire quelque chose comme : Le vert de mes feuilles va être encore plus vert si je mets ma plante au soleil, mais attention, parce qu'avec trop de soleil, le vert va diminuer parce que la feuille est trop séchée et brûlée. On retrouve ce genre de comportement par exemple dans l'étude d'un système proie/prédateurs, qui est modélisé par la très célèbre équation de Lotka-Volterra

Les conditions initiales :


Quand on étudie un système quel qu'il soit, on se rend vite compte que la trajectoire qu'il va suivre dépend de façon cruciale du point de départ.

C'est ce qu'on appelle usuellement les conditions initiales du système.

Encore une fois je vais essayer de faire court, dans le cas de mon végétal chéri, on pourrait dire que le rôle des conditions initiales est joué par le terreau par exemple (ceci n'est pas tout à fait vrai, en fait il s'agit plus de conditions aux bords, qui restent valables pendant tout l'évolution du système, mais on va dire que vous n'avez rien vu).

Un exemple simple pour bien comprendre : Considérons deux étudiants parfaitement identiques, avec l'un qui a suivi un cours d'algèbre linéaire, et l'autre non. Et bien il est facile de prévoir que le deuxième, bien qu'ayant les mêmes capacités intellectuelles que le premier, aura plus de mal à saisir le concept du cours. Le problème ici, comme dans beaucoup de problèmes sociaux d'ailleurs, est bien au niveau des conditions initiales du système, et non dans sa dynamique.

Si vous avez compris ces deux principes de bases, alors vous avez compris le véritable sens de la physique !


mercredi 27 octobre 2010

Le court-métrage, mangez-en !

Par manque de temps, je suis obligé de reporter les articles intelligents pour après la mi-décembre. Mais comme j'ai remarqué dans de précédentes tentatives que plus longtemps on reste loin d'un blog, moins on a de chance d'y revenir, je me dois donc d'entretenir le lien que j'essaie de créer avec celui-ci !

J'aime la créativité et l'originalité, et je supporte de moins en moins la culture de masse, puisque par définition, celle-ci se doit d'être lisse afin de toucher le plus de monde possible. Cette espèce de soupe, loin de contribuer à l'épanouissement intellectuel et émotionnel, contribue plus à maintenir les gens dans un état inerte, et le conditionne par matraquage à apprécier toujours le même type d'œuvre, construites toujours sur les mêmes structures.

Parce qu'on le veuille ou non, même si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, ils ne sont pas toujours le fruit du pur hasard ! Et ça les publicitaires l'ont bien compris. Après tout la "communication" ne sert comme seul but que de conditionner le consommateur afin qu'il consomme le "bon" produit, et surtout qu'il pense avoir fait le choix de lui-même, consciemment.

Bref, la culture de masse a ceci de terrible qu'elle formate les gens à apprécier une forme de "création" lisse et standardisé, et en conséquent ne peut se permettre de dévier trop violemment des standards qu'elle édicte puisque les gens conditionnés et incapable de prendre du recul sur leurs goûts, auront le réflexe de rejeter ce qui ne correspond à leurs attentes (qui rappelons-le encore le consommateur lambda ne maîtrise pas).

Il est très dur de sortir quelqu'un de ce genre de conditionnement, parce que l'action ne peut être immédiate.

Je dois avouer au départ que j'avais commencé ce billet pour rendre hommage à la créativité des courts-métrages, et je me rends compte que ce qui devait être une introduction s'est beaucoup trop allongé. Je vais donc m'arrêter là.

Les courts-métrages, summum de la créativité humaine et de l'originalité !

Le format du court est clairement un avantage. Il faut faire passer un message en un temps court, avec un budget limité en général. Il me semble en effet que la meilleure façon de forcer les gens à être créatif est d'imposer des contraintes.

Quelqu'un qui a trop de liberté aura forcément tendance à prendre le chemin le plus court et le moins fatigant.

Ce principe de moindre action, qui est fondamental en physique, s'applique tout aussi bien d'autre système, telle que la société ou l'homme. Mettre des contraintes oblige à prendre des chemins qu'on n'aurait pas envisagé autrement.

Bien entendu, tous les courts ne sont pas des perles, mais il y a beaucoup de perles dans les courts.

Les courts-métrages ça rend intelligent !

J'en arrive au point le plus important : tout ce qui est original contribue à rendre intelligent. Comme je l'ai brièvement énoncé plus haut, la culture de masse pousse l'humain dans un état d'équilibre, c'est à dire un état inerte et passif, où les décisions critiques sont réduites à choisir entre des marques de soda.

Être intelligent, avant d'être une caractéristique mesurable par des tests (ça aussi j'y reviendrai), est un état d'esprit, le fameux esprit critique dont on entend parler ici et là de temps à autre. Être intelligent, c'est ne pas être à l'équilibre, et toute démarche créative, en donnant quelque chose de différent, oblige à adopter un point de vue différent, donc hors équilibre. La créativité suscite le questionnement, et le questionnement est une habitude que tout personne se voulant intelligente, doit pratiquer régulièrement.

C'est donc la raison pour laquelle j'ai commencé dès le début à poster des courts-métrages sur ce blog, et je continuerai encre à le faire.

The end

lundi 25 octobre 2010

Merveille du cinéma coréen

Je souhaite ici présenter l'un des plus beaux films qu'il m'ait été donné de voir. Il s'agit d'un film coréen très peu connu, que moi-même je n'aurai jamais découvert si un ami à moi n'avait pas pris un avion coréen, où était diffusé ce film.

J'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi ce film est aussi peu connu, puisque toutes les personnes que je connais (ou que je ne connais pas) qui l'ont vu le trouve excellent. Il y a clairement quelque chose de pas rond dans le pays des distributeurs de films.

Le film s'appelle (an anglais) : "Castaway on the moon" de Lee Hae Joon (je me doute que ce nom ne parle pas beaucoup). La fiche française de wikipédia n'est malheureusement pas très parlante sur le film. Mais voici une bande-annonce qui permet de s'imprégner un peu de l'histoire :



Ce film est d'une sincérité très touchante, tout le contraire du film hollywoodien qui vend du cliché factice. Le jeu des acteurs est tout bonnement excellent, et les images sont très belles avec des couleurs vives.

Pour le petit résumé, un homme coréen tente de se suicider dans la rivière Han à Séoul, mais il échoue sur une petite île, et ne sait malheureusement pas nager. Il va donc être pris au piège, en même temps dans la ville et en dehors. Le film va très loin dans l'exploration de la transformation de cette homme, qui essaye de se libérer de cette environnement urbain agressif qui l'a poussé au suicide. Ajoutez à ça une petite touche féminine, et ça donne une tragi-comédie romantique existentielle sur l'aliénation de l'humain par la société, et la reconquête de son humanité.

Il va sans dire qu'il n'y a qu'un seul moyen de se procurer ce film, c'est de passer par internet, vu l'absence scandaleuse de ce film dans les réseaux de distribution habituels.

En bonus, j'ai même trouver un extrait avec retranscription des dialogues en anglais :

dimanche 24 octobre 2010

Merveilles du système solaire, et de l'espace

Comment verrions-nous le système solaire si nous avions la capacité de l'explorer? Voici une tentative artistique qui tente de nous le faire ressentir :

8 Wonders of the Solar System, Made Interactive: Scientific American

Malheureusement, au rythme où avance l'exploration spatiale, ce genre de voyage n'est pas prêt d'avoir lieu. Quoique je ne suis pas sûr d'avoir envie d'aller dans l'œil du cyclone de Jupiter !

Et tant que j'y suis, autant présenter les 100 plus belles photos  de l'agence spatiale européenne :

ESO - Top 100 Images

Enjoy !

vendredi 15 octobre 2010

Court métrage du jour 3

C'est tellement dramatique qu'on ne peut qu'en rire à la fin !


Spider from Qoob TV on Vimeo.

Comme quoi certains ont vraiment des problèmes de karma...

mardi 12 octobre 2010

Idiocracy, ou le destin du monde

Oh joie du téléchargement, oh bitTorrent, merveille du P2P, je te remercie chaque jour de me permettre d'élargir mon horizon culturel et de me donner la possibilité de voir des films que je ne pourrai pas voir autrement, sans la générosité de ceux qui partagent ! Et dire que certains, sous couvert de protéger la création artistique, veulent me fermer le robinet à découverte !

Suite à ce petit préambule, et en continuation du billet de ce matin, sur les crétins, je souhaite vous présenter un film qui semble-t-il est sorti en France le 25 avril 2007 sous le nom "planet stupid", bien que je ne me souviens pas l'avoir vu dans le cinéma prés de chez moi.

C'est un film sans prétention (quoi que...), et assez divertissant (j'adore ce genre de films décalés), mais qui illustre les dangers d'une société où le crétin est roi


On peut voir dans cette séquence d'introduction les raisons dans le film qui ont mené à la domination du crétin :


Il va sans dire que je ne suis pas d'accord avec cette explication, puisque comme je l'ai vaguement (!) laissé entendre ici, je ne crois pas à la détermination génétique de l'intelligence. Par contre je crois au principe de moindre action, et ça aussi c'est dans la liste des sujets sur lesquels je vais revenir !

Êtes-vous un crétin ?

Quelle drôle d'idée de rédaction, le crétin !

Pourquoi un sujet pareil ? Et bien c'est simple, le crétin à mon sens compose 99,9% de la population mondiale (et bien entendu je n'en fais pas partie !). Le crétin se retrouve partout, dans tous les pays, dans toutes les religions, dans tout système politique, dans tout groupe social. C'est un constat malheureux auquel je suis arrivé il y a longtemps déjà, mais je reste persuadé que le crétin peut se soigner. Or avant de se soigner, il faut déjà connaître les symptômes de la maladie, mieux en cerner les causes, afin de pouvoir s'y attaquer.

Le sujet est quand même délicat, parce que je suis en train de traiter tout le monde de crétin, alors comment faire pour pour ne pas s'aliéner le monde entier dans ce cas. J'avoue que je réfléchis à cette question depuis longtemps, mais que je n'ai toujours pas de réponse satisfaisante.

Le plus simple pour commencer c'est quand même de définir ce que j'entends par crétin. Ensuite j'expliquerai pourquoi il est important d'identifier le comportement du crétin. Il en va de la survie de l'espèce humaine !

Les deux caractéristiques du crétin


Il existe plusieurs façon de reconnaître un crétin, mais bizarrement tous les crétins partagent deux traits distinctifs :
  •  Le raisonnement binaire : Le raisonnement binaire, c'est l'incapacité de distinguer les différentes subtilités du monde et des situations dans lesquelles on évolue. Le raisonnement binaire est d''ailleurs plus une espèce de réflexe qu'un véritable raisonnement. Le crétin classera systématiquement tout en blanc ou noir, gentil ou méchant, 0 ou 1... parce qu'il n'a pas la finesse intellectuelle de distinguer tous les états intermédiaires. On notera que Hollywood est un gros pourvoyeur de films pour crétins.
  • La généralisation : La généralisation sauvage, c'est cette tendance naturelle à vouloir faire des généralités de cas particuliers. Ce gros biais intellectuel est à la base de toute forme de rejet et de discrimination dans le monde. C'est typiquement le genre de biais qui apparaît quand on cherche absolument à classer des gens dans des catégories (en général pour les stigmatiser). Parce que soyons honnête, il est aussi ridicule de dire que tous les arabes sont des voleurs parce que j'ai vu un Mohamed  voler un sac-à-main, que de dire que tous les roux ont une chemise rouge parce que j'ai vu un roux porter une chemise rouge !

Le crétin pur n'existe pas

Pour être exact, nous sommes tous des crétins en puissance. Le comportement crétin est surtout la conséquence d'une certaine fainéantise intellectuelle. À force de scruter mon environnement (et mon propre comportement), j'en suis arrivé à la conclusion que nous avons tous un certain nombre de domaines où nous agissons en crétin. C'est malheureusement quelque chose d'inhérent à la nature humaine.

Nous sommes tous des crétins à des degrés divers.

Mais certains crétins sont plus dangereux que d'autres

Les vraies crétins, les 99,9% de la population mondiale qui font de nos vies un enfer n'ont pas conscience d'être des crétins. Et c'est là qu'est le vrai danger. Le vrai danger vient de tous ces gens qui agissent en crétins, mais qui pensent être dans leur bon droit. À ce sujet je recommande la lecture de cet article wikipedia sur l'effet Dunning-Kruger.

Je pense sincèrement que le monde ira mieux le jour où les gens seront non pas tous devenu intelligent, mais auront tous pris conscience qu'ils ne le sont pas. Car à quoi bon demander aux gens de s'améliorer si ils sont déjà persuadé d'être bons.

vendredi 8 octobre 2010

Perle du net : Dr. Horrible's Sing-Along

Un création Joss Whedon, le papa de Buffy contre les vampires, mais pas que (Firefly, Dollhouse... des séries assassinées au berceau snif), avec Barney de "How I met your mother", et le capitaine du vaisseau Firefly, vu depuis quelques temps sur France 2 dans le rôle d'un romancier.

Part 1 :

Dr horrible part1

Part 2 :

Dr Horrible part2

Part 3:

Dr Horrible part3


Il n'y a rien à dire si ce n'est : BRAVO. Et vive les créations originales !

mercredi 6 octobre 2010

À quoi ça sert les maths ?

En pleine semaine du prix Nobel, j'ai entendu aujourd'hui Cédric Villani sur RMC, parler de mathématiques, et surtout tenter de répondre à cette terrible question : à quoi servent les maths?

Qui est Cédric Villani ? il s'agit tout simplement de l'un des récipiendaires de la médaille Fields, considéré comme l'équivalent du prix Nobel de mathématiques, et qui récompense tous les quatre ans les travaux de jeunes mathématiciens de moins de 40 ans.

Revenons à notre question. Cette question hante souvent les discussions tournants autour des mathématiques. Et je me souviens moi-même avoir harcelé plusieurs profs de maths et surtout mes parents dans l'espoir de comprendre pourquoi on voulait m'imposer cette matière, et pourquoi est-ce qu'elle avait ce rang de matière "supérieure". Et j'avoue que les réponses que je recevais ne m'avaient jamais vraiment convaincus. Bizarrement, il s'avère que pour une science aussi abstraite, les réponses que les gens essayaient de formuler tournaient souvent du côté du concret. On me répondait par exemple que les maths avaient toujours des applications concrètes dans pleins de métiers, qu'il y a beaucoup de choses qu'on ne pourrait pas faire sans maths, que quelque soit le métier que je choisirai plus tard, j'aurai certainement besoin de math à un moment ou un autre, et pour cette dernière affirmation, j'avais trouvé pleins de contre-exemple, je ne pouvais qu'admirer les tentatives de contorsion intellectuelle de mes parents pour essayer de trouver des cas pratiques dans les métiers où l'usage des mathématiques pouvait être d'un grand secours.

Maintenant que j'ai grandi, et que je joue régulièrement avec les maths, je vois plus clairement l'intérêt de cette pratique qui peut sembler austère à première vue.

Par quoi commencer, si ce n'est par dire qu'historiquement la mathématique est la fille de la philosophie. Ça c'est de la belle phrase. Mais comme je manque de temps,  je vais passer l'étape ou j'essaie de trouver les mots qui décrivent la transition entre les deux, et aller directement à la conclusion de cette idée : les maths c'est du raisonnement à l'état brut.

Comme en témoigne l'un de mes premiers posts, je suis très intéressé par la compréhension de l'esprit humain, et l'intelligence humaine. Et au fil de mes réflexions, j'en suis arrivé à une schématisation assez simple de ce que c'est que réflechir : manipuler des objets (que l'on a préalablement défini) à l'aide de certaines méthodes. La définition des objets manipulés dans la vie de tout les jours est quelque chose d'assez subjectif, qui peut varier d'individus en individus. Et c'est souvent à cause de ça que l'on distingue clairement les sciences humaines des sciences exactes. En science exacte, les objets d'étude sont plus facilement et plus clairement définissables.

La force des mathématiques réside avant tout dans le fait que les objets qui y sont définis le sont une fois pour toute. Plus personne ne va venir remettre en cause ce qu'est un vecteur, ou une matrice. Ces objets ont été introduits pour simplifier l'étude de certains problèmes, et leurs définitions n'a pas changé et ne changera pas. On peut au plus avoir une généralisation qui englobera la définition précédente.

Une fois qu'on a dit ça, il faut regarder toutes les conséquences de notre affirmation. Pratiquer les mathématiques, c'est s'exercer au raisonnement le plus pur qui soit, sans la moindre poussière qui puissent se glisser dans les rouages de la machine. Étant donné certains postulats et certaines hypothèses, il est plus simple de distinguer ce qui est juste de de qui est faux.

En fait pratiquer les mathématiques, c'est acquérir les méthodes qui permettent de manipuler les idées de tous les jours (la maîtrise de la langue étant le pendant qui permet d'exprimer et de définir les idées au mieux). Et très sincèrement, je pense que le monde ira nettement mieux le jour où les gens apprendront à faire la distinction entre une corrélation et une relation de causalité (mais j'y reviendrai très certainement dans un autre post).

Edit : il faut que je pense à me relire avant de poster !

samedi 2 octobre 2010

jeudi 30 septembre 2010

Mon coup de gueule sur le piratage

Je suis tombé il y a quelque temps sur cet excellent article sur owni.fr, parlant de l'intérêt du partage d'œuvre. Et je dois dire que je trouve cet avis très intéressant. Je vais me concentrer ici surtout sur le côté musique, et le fait que des artistes perdent des millions d'euros parce que quelqu'un a eu l'outrecuidance d'écouter un de leur morceau sans payer.

J'aurai beaucoup de choses à dire sur le sujet, mais bon, j'ai envie ici de faire mon primate sauvage, et gueuler. Pourquoi gueuler ? parce qu'il paraît qu'il faut travailler plus pour gagner plus. Ah bon ? mais alors qu'on m'explique pourquoi cet espèce de pseudo-artiste dont la création se borne à reprendre 3 accords et rajouter dessus quelques sons nouveaux devrait toucher l'équivalent d'un an de smic, voir beaucoup plus, simplement en allant s'enfermer 3 semaines dans un studio et enregistrer une fois du bruit sur un bout de plastique, puis en profiter pendant plusieurs mois en allant tout griller dans des boîtes de nuits et des yachts, jusqu'aux prochaines 3 semaines intenses de travail (le pauvre).

La vérité mesdames et messieurs, la vérité vraie, c'est qu'un artiste ne devrait rien toucher de la distribution de sa musique. Il faut réhabiliter la valeur travail, et décréter que nul ne touche un sou sans avoir transpirer pour l'avoir... Bon ça risque de faire beaucoup de pauvres d'un coup, alors je vais être plus précis : la source de revenu majeure d'un artiste devrait être ses prestations sur scènes, devant son public. C'est la véritable raison d'être du musicien, et ça a toujours été comme ça jusqu'à il y a quelques décennies.

La vérité vraie, c'est qu'il y a beaucoup de petits groupes, qui ne disposent pas pour différentes raisons de la couverture médiatique qu'ont d'autres pseudo-artistes, et ses artistes vivent très bien, de leurs concerts et de leur public qui leur est fidèle. Ces groupes se retrouvent souvent sur des scènes ou dans des festivals pas loin de chez vous. Et même si ils ne sont multi-millionnaires, ils ne vivent pas dans la misère.

La vérité vraie, c'est que ceux qui se font le plus piraté sont ceux qui au lieu d'avoir un véritable public, ont surtout une horde de consommateurs qui souhaite les consommer à tout prix parce que les experts du marketing ont bien fait leur travail. Et c'est ce modèle de surconsommation qui pousse les gens à vouloir absolument se procurer le dernier tube à la mode. Et bien entendu, cette remarque s'applique également aux gros block-busters au cinéma. 

La chose la plus ridicule que j'entends à propos du "piratage", c'est l'équivalence un téléchargement égal un achat en moins. Cet argument est erroné parce derrière se cache une hypothèse qui est tout sauf correcte, l'argent dont dispose un individu pour la consommation culturelle est illimité. N'importe qui qui doit compter ses sous à la fin du mois comprendra pourquoi cette hypothèse ne peut pas tenir. 

Le consommateur moyen dispose d'une somme finie pour ses dépenses culturelles. Le consommateur moyen est impuissant face aux armes de persuasion massive des experts en communication et marketing, qui n'hésitent pas à utiliser les techniques les plus sournoises pour susciter le désir de consommer. La grande force de ces experts réside dans leur capacités à planter la graine du désir dans l'esprit du consommateur, qui finit par être persuadé qu'il a choisi librement de consommer ceci ou cela (je reviendrai très certainement sur ce point plus en détail dans un autre post).  

Source de consommation quasi-infinie et désir énorme, auxquels j'oppose la barrière du prix. 

Avant d'aller plus loin, je vais faire un petit cours de physique. J'ai une cuvette, et je lâche une bille à l'intérieur. La bille va rouler vers le bas, atteindre le fond et remonter de l'autre côté, jusqu'à une certaine hauteur h qui dépend de l'énergie initiale de ma bille. Maintenant, si avant qu'elle atteigne la hauteur h, je lui donne une petite pichenette en cours de route, elle va monter un peu plus haut à une hauteur h'>h. Si je ne vois pas la pichenette, mais que je me concentre uniquement sur la hauteur qu'atteint la bille, je peux faire l'erreur de penser qu'elle avait beaucoup plus d'énergie disponible au départ.

Là est le tort du piratage. Faire croire qu'en consommant plus grâce au téléchargement implique que l'on dispose d'un budget plus gros que le budget réel. Et c'est ce budget gonflé artificiellement qui ouvre l'appétit des gros distributeurs, qui veulent mettre la main dessus. Et oui mais le problème c'est que cette manne supplémentaire n'existe pas en réalité, ce n'est qu'une illusion.

mercredi 29 septembre 2010

Court métrage du jour 1

C'est la mode des zombies en ce moment, et je suis tombé sur un petit court assez sympa qui aborde le sujet de façon original.



I Love Sarah Jane from Qoob TV on Vimeo.

On en trouve des choses sympas sur vimeo !!!

Parlons intelligence

Un sujet qui me tient particulièrement à cœur, l'intelligence humaine !

Vaste sujet qui si il n'est pas correctement structuré, peut vite nous égarer tant les ramifications sont nombreuses et les différentes approches variées.

Étant de formation scientifique, je n'ai pas pour habitude de broder des kilomètres de texte, et afin d'éviter de me noyer dans ma propre réflexion, je vais essayer d'aller droit au but, en évitant les sentiers sinueux.

Par quoi commencer donc ? Sans hésitation, je vais m'attaquer à cette idée farouchement accrochée dans la tête de l'immense majorité des gens, qui consiste à croire que l'intelligence est innée, et que ceux qui n'ont pas eu la chance de naître avec un cerveau développé sont condamnés à souffrir d'un complexe d'infériorité. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : tout ceci n'est que foutaises. Et pour bien le faire comprendre, j'ai pris l'habitude de prendre une image que je pense assez représentative de la façon dont je vois les choses. Ah les analogies, je n'ose même pas imaginer toutes les lignes de textes que je vais m'épargner simplement à l'aide d'une analogie.

Bref, dire qu'il y a les gens intelligents, et les autres, c'est comme dire, qu'il y a des gens qui courent vite, et les autres. Effectivement, il y a des gens qui courent plus vite que les autres, et tout le monde n'est certainement pas un Hussein Bolt. Mais avec un peu d'entraînement et de persévérance, tout le monde peut courir vite. Il en est de même avec l'intelligence. Pourquoi ce serait différent avec l'intelligence ? Pourquoi est-ce tellement ancré dans la tête des gens qu'il y a des choses qui sont permises et qui leurs seraient totalement interdites à cause de limitations physiologiques, ou génétiques, ou je ne sais quoi d'autre. Je me doute que la réponse ne doit pas être simple.

Le lecteur avertit, si lecteur il y a, notera que je n'ai pas pris la peine de définir l'intelligence. Et je ne suis pas sur d'avoir envie de le faire. Car la nature de l'intelligence ne change rien à mon propos. Je dis une chose et une seule, il n'y a rien que quelqu'un sache faire que je ne saurai moi-même faire un jour en m'y attelant sérieusement. Tout est dans la durée.

Celui qui souhaite savoir faire quelque chose n'a qu'une seule et unique solution, c'est la persévérance dans le travail.

On m'objectera que certaines personnes ont certaines facilités dans des domaines qu'ils n'auraient jamais pratiqués, qu'ils ont un don, qu'ils sont naturellement bon. Et je réponds que je n'y crois pas. Et j'ajoute que si on pouvait suivre toute la vie d'un pareil individu, on finirait par trouver à un moment une forme de conditionnement quelconque qui a préparé le cerveau à recevoir l'information et à la traiter de la bonne façon. Afin d'illustrer mon propos, je vais considérer deux exemples. Il y a quelque temps, une étude avait montré que près d'un polytechnicien sur deux est un enfant d'enseignant. Les polytechniciens ne font pas nécessairement des polytechniciens, mais beaucoup d'enseignants font des polytechniciens. Intéressant ! Très bien me dira-t-on, mais si des polytechniciens ne font pas nécessairement des polytechniciens, les médecins eux font souvent des médecins, n'y aurait-il donc pas de cause génétique à la réussite de dynasties de médecins. Je connais bien ce cas, puisque je suis moi-même fils de médecin (non je ne suis pas médecin, et je n'ai même pas essayé). Et il y a une chose dont je suis sur, à l'âge de 10 ans je savais déjà ce qu'était l'acide acétylsalicylique (de l'aspirine), et j'étais même surpris que d'autres ne connaissent pas ce mot dans mon entourage au collège. Ceci est un arbre derrière lequel se cache une forêt de petits conditionnements quotidiens, qui m'ont permis, bien que n'ayant jamais eu le moindre cours de médecine, d'être assez familier avec un certain nombre de termes, de concepts et de jargon médical. À la place j'ai choisi de faire des études de physique, et je m'en suis plutôt bien sorti, étant à l'aise avec la manipulation de concepts mathématiques et physiques. Et encore une fois, je dois plus remercier mes parents de m'avoir élever au science et vie et autre livres de vulgarisation que mon héritage génétique (oui je me considère comme intelligent :p ).

Mais alors c'est facile d'être intelligent ? Je réponds sans hésiter que oui. C'est même la chose que l'humain apprend à faire en premier. Et non, manger dormir et salir ses couches sont innés et ne relèvent pas de l'apprentissage. Être intelligent est donc la première chose qu'un bébé fait. Et pourquoi me direz-vous ? Parce qu'il n'a pas le choix. Le bébé ne sait rien faire à la naissance, et il est dans cet environnement inconnu, avec ces gens qui émettent des sons et qui bougent dans tous les sens. Le bébé est stimulé continuellement, sa curiosité est à son paroxysme. Il reste ouvert et analyse tout ce que ses sens détectent. Le bébé est l'espèce la plus intelligente sur Terre.

Malheureusement bébé finit par être grand, et en savoir suffisamment pour atteindre un équilibre avec son environnement. Il n'y a plus de stimulation !  Une fois qu'il n'y a plus besoin de fournir d'effort pour interagir avec son environnement, il se passe cette chose terrible dans l'esprit de chacun, le disjoncteur de la curiosité et de l'analyse saute sur off.

Le bébé est devenu un homme ou une femme moyen(ne), qui se contentera toute sa vie de reproduire les schémas de son entourage, et continuer son chemin suivant une inertie dont il est loin d'avoir le contrôle. Mais ceci est une autre histoire...

mercredi 15 septembre 2010

Le premier message

Ce blog n'a pas de thématique particulière, les sujets abordés varieront selon mon humeur, et mon inspiration.

Ce n'est pas ma première aventure blogguesque, mes espérant que ce soit la première qui dure plus d'une année, et avec plus de 10 posts. Dans le passé, j'ai essayé de limiter mes blogs à des thématiques bien précises, ce qui ajoute des contraintes, et me pousser à vouloir rédiger des posts trés élaborés. Je vais éviter de tomber dans ce piège cette fois-ci, et je me laisse la porte ouverte à diverse expérimentations. Il paraît que ce n'est pas le mieux pour avoir du trafic depuis google, mais comme ce blog est avant tout pour moi, on va dire que le trafic n'est pas ma priorité.

Sinon je ne compte pas me présenter, ni tenter de créer un pseudo-climat de communauté de je ne sais quoi, si des lecteurs passent par ici et sont intéressés, ils sont bien entendu les bienvenus. Cependant, il faudra faire attention, parce que je ne suis pas très patient avec les "crétins" (termes que je définirai certainement dans d'autres posts).

Pour mes centres d'intérêts, je me pencherai certainement sur mon pays l'Algérie, en passant par les sciences exactes, mon séjour (trop) prolongé en France pour mes études, l'état et l'avenir du monde, un peu de politique, un peu de culture, en ratissant large, car j'ai la chance d'avoir grandi dans un environnement à la croisée de plusieurs cultures différentes. Bref, cette liste est bien évidement non-exhaustive, et j'essaierai de garder une certaine cohérence dans les tags, en faisant en sorte que les choses soient rangées un minimum (toujours dans l'optique d'organiser mes idées, tant mieux si ça profite à la navigabilité du site).


J'arrête là parce que ça m'ennuie quand même de voir mon écran se remplir tout seul, sachant que ce premier poste ne sera de toute façon lu par personne ou presque. Ça me donne l'étrange sensation de parler à moi-même et de sombrer dans la paranoïa !!!!!!

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Blog à caractère expérimental, servant de support de réflexion et d'expression à un robot de l'espace !

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